Retour à la formation · 2e étage, module 2 sur 5 · gratuit
Au programme : une vidéo, un texte, un calcul et un quiz.
Un budget travaux faux d’un tiers, et c’est toute la rentabilité qui part avec. La bonne nouvelle : on peut l’estimer correctement avant même d’avoir un devis.
On a refait quatre logements de fond en comble, de 21 à 110 m². À chaque fois, l’estimation au m² faite avant la visite s’est révélée bien plus utile que la mention « quelques travaux à prévoir » de l’annonce. Dans ce module, on vous donne les fourchettes par niveau de rénovation et par poste, ce qu’on regarde pendant la visite pour chiffrer, la TVA, les oublis qui plombent un budget, et la façon de relier tout ça au prix d’achat et à la rentabilité. Le simulateur, lui, chiffre votre projet poste par poste.
Dans ce module
- Pourquoi estimer avant la visite
- Décoder l’annonce
- Les quatre niveaux de rénovation
- Ce que coûte chaque poste
- Ce qu’on regarde à la visite
- Nos quatre chantiers, au m²
- TVA : 5,5 %, 10 % ou 20 %
- Ce qu’on oublie presque toujours
- La marge pour imprévus
- Financer les travaux
- Intégrer les travaux au prix d’achat
- La rentabilité après travaux
- Le quiz du module
Pourquoi estimer avant la visite
Une annonce dit « à rafraîchir » ou « travaux à prévoir », et c’est tout. Pourtant, c’est la ligne qui pèse le plus lourd dans la négociation. Le vendeur a rarement chiffré ses travaux : il demande un prix pour un appartement dans l’état. Vous, si vous arrivez avec une estimation sérieuse, vous savez deux choses qu’il ignore peut-être : ce que le bien coûtera une fois refait, et jusqu’où vous pouvez monter sans y perdre.
Trois erreurs reviennent sans cesse. La première, c’est de sous-estimer : on achète, on découvre la facture, et l’opération ne tient plus. La deuxième, c’est de tout surestimer par peur : on passe à côté de bonnes affaires, parce qu’un chiffre flou fait peur. La troisième, c’est d’oublier que pendant le chantier, le logement ne rapporte rien. Estimer avant la visite, c’est éviter les trois.
Cette estimation n’a pas besoin d’être précise au euro. Elle doit être juste à 15 ou 20 % près, et surtout elle doit couvrir tous les postes. Un budget faux de 20 % mais complet vaut mieux qu’un budget exact sur la cuisine qui oublie l’électricité.
Décoder l’annonce
Les mots d’une annonce ne sont pas neutres. Voici comment on les lit, et à quel niveau de travaux on s’attend en général :
| Ce que dit l’annonce | Ce que ça veut souvent dire | Niveau probable |
|---|---|---|
| « Bon état », « refait à neuf » | Rien à faire, ou presque. Vérifiez la date réelle des travaux et le DPE | Aucun ou rafraîchir |
| « À rafraîchir », « petits travaux de décoration » | Peinture, sols, un peu de petit équipement | Rafraîchir |
| « Travaux à prévoir » | Un flou volontaire. Cuisine ou salle d’eau datées, parfois l’électricité | Partielle |
| « Dans son jus », « en l’état », « de caractère » | Rien n’a bougé depuis trente ou quarante ans, et les réseaux n’ont pas été vérifiés | Complète |
| « À rénover entièrement », « à restructurer », « fort potentiel » | Tout est à refaire, parfois avec une redistribution des pièces | Complète ou lourde |
Les photos disent aussi beaucoup. Une cuisine et une salle de bains d’origine, des prises anciennes sans terre, des radiateurs en fonte ou des convecteurs vieillots, des fenêtres en simple vitrage : tout cela se chiffre, même sans avoir mis un pied dans le logement. Quand une photo manque, c’est souvent la pièce la plus chère à refaire.
Les quatre niveaux de rénovation
Avant de compter, il faut savoir de quoi on parle. On distingue quatre niveaux, avec des fourchettes qui reprennent celles des guides de prix 2026 pour un logement ancien :
| Niveau | Ce que ça comprend | Fourchette indicative |
|---|---|---|
| Rafraîchir | Peinture, sols, petites reprises, luminaires | 150 à 350 €/m² |
| Rénovation partielle | Le rafraîchissement, plus la cuisine et la salle d’eau, parfois une partie des réseaux | 500 à 1 000 €/m² |
| Rénovation complète | Tout l’intérieur : électricité, plomberie, cuisine, salle d’eau, sols, peinture, portes | 1 000 à 1 600 €/m² |
| Rénovation lourde | Redistribution des pièces, isolation, menuiseries, chauffage, parfois structure | 1 600 à 3 000 €/m² et plus |
Prix TTC, main d’œuvre et matériaux compris, pour des prestations courantes. À Paris et dans les grandes métropoles, comptez 10 à 20 % de plus. Plus le logement est petit, plus le m² coûte cher, parce que la cuisine et la salle d’eau ne rétrécissent pas avec la surface. Sources : La Maison Saint-Gobain et Hellowatt, qui donnent des ordres de grandeur voisins.
Retenez surtout la logique : une fois le chantier ouvert, chaque poste de plus coûte moins cher que s’il était fait seul. Faire venir l’électricien, le plombier et le peintre dans un même chantier revient moins cher que de rénover pièce par pièce sur trois ans, parce qu’on ouvre les murs une seule fois, avec une seule benne et un seul déplacement.
Ce que coûte chaque poste
Au m², on raisonne vite. Mais certains postes pèsent lourd quelle que soit la surface, et c’est là que les petits logements surprennent. Voici les ordres de grandeur qui servent de base au simulateur, en milieu de gamme, TTC :
| Poste | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Démolition, cloisons, évacuation des gravats | 80 à 180 €/m² |
| Plâtrerie, enduits, ragréage | 30 à 70 €/m² |
| Électricité refaite à neuf | 100 à 180 €/m² |
| Plomberie du logement, hors salle d’eau | 3 000 à 7 000 € |
| Salle d’eau complète, plomberie et carrelage compris | 7 000 à 15 000 € |
| Cuisine équipée et posée | 5 000 à 15 000 € |
| Sols : parquet, stratifié ou carrelage | 40 à 80 €/m² |
| Peinture des murs et plafonds | 90 à 150 € par m² de sol |
| Fenêtre double vitrage posée | 700 à 1 700 € pièce |
| Porte intérieure posée | 300 à 800 € pièce |
| Ventilation (VMC) | 1 500 à 3 500 € |
| Isolation des murs, des combles ou du plancher | 40 à 90 €/m² |
| Chauffage : radiateurs électriques | 35 à 70 €/m² |
| Chauffage : chaudière ou pompe à chaleur | 6 000 à 16 000 € |
Le poste le plus sous-estimé, c’est la peinture. La surface à peindre, murs et plafonds, représente environ trois fois la surface au sol. À 30 à 50 € le m² peint, on arrive vite à 90 à 150 € par m² de sol. Sur notre dernier chantier, elle a été le premier poste de la main d’œuvre.
Le deuxième piège, c’est la salle d’eau. C’est la pièce la plus chère au m², parce qu’elle concentre plomberie, électricité, étanchéité, carrelage et sanitaires sur quelques mètres carrés. Pour la cuisine, la fourchette est très large : entre un meuble standard posé en une journée et une cuisine sur mesure avec plan de travail en pierre, il y a facilement 10 000 €.
Enfin, regardez ce que le devis appelle « plomberie » : refaire les arrivées et les évacuations d’un appartement se chiffre à part, et la plomberie de la salle d’eau est comprise dans le prix de la salle d’eau. Quand on additionne des chiffres piochés sur internet, c’est là qu’on compte deux fois.
Ce qu’on regarde à la visite pour chiffrer
Une visite d’achat dure vingt minutes. Entre deux questions à l’agent, on peut déjà repérer l’essentiel. Voilà ce qu’on regarde, et ce que ça implique côté budget :
- Le tableau électrique et les prises. Un vieux tableau à fusibles, des prises sans terre, des fils apparents : comptez une réfection complète, soit 100 à 180 € par m².
- La plomberie. Des tuyaux en plomb ou en acier apparents, une faible pression, des traces d’humidité sous l’évier : la plomberie est à refaire.
- L’humidité. Taches au plafond, peinture qui cloque, odeur de moisi, joints de fenêtre noircis. Cherchez la cause avant de chiffrer : une fuite sur la colonne de l’immeuble ne se règle pas avec un coup de peinture. Nous avons vécu deux dégâts des eaux dans nos locatifs.
- Les fenêtres. Simple vitrage ou bois fatigué : à changer, et à chiffrer pièce par pièce.
- Le chauffage. La plaque de la chaudière donne son année. Au-delà de quinze ans, prévoyez son remplacement. Pour des convecteurs d’un autre âge, comptez 35 à 70 € par m².
- Les sols. Un parquet à poncer coûte beaucoup moins qu’un parquet à remplacer. Un plancher qui bouge ou qui grince cache parfois un problème de structure.
- Les murs et les cloisons. Si vous voulez ouvrir une cloison, vérifiez qu’elle n’est pas porteuse. Un mur porteur ne s’abat jamais sans étude de structure et, en copropriété, sans l’accord de l’assemblée générale.
- La copropriété. Travaux votés, fonds travaux, plan pluriannuel : ce qui est déjà voté sera pour vous, au prorata de vos tantièmes. On y revient au 4e étage.
- L’année de construction. Avant 1949, il peut y avoir du plomb dans les peintures. Avant juillet 1997, de l’amiante. Les diagnostics du dossier vous le diront, et ils changent la nature du chantier.
Prenez des photos et des mesures. Pour une deuxième visite, venez avec un artisan : en une demi-heure sur place, il voit ce que vous ne verrez pas en trois heures sur internet. Et pensez à regarder le DPE avant de venir, on l’a vu au module précédent : une mauvaise étiquette change le budget.
Nos quatre chantiers, au m²
Voilà ce que nous ont coûté nos quatre rénovations complètes, main d’œuvre et matériaux compris, hors mobilier.
| Chantier | Surface | Total travaux | Au m² |
|---|---|---|---|
| 1er locatif, studio dans le 92, 2020 | 26 m² | 18 910 € | 727 € |
| 2e locatif, studio dans le 92, 2020 | 21 m² | 16 270 € | 775 € |
| 3e résidence principale, T3, 2021 | 68 m² | 56 683 € | 834 € |
| 4e résidence principale, T4, 2023 | 110 m² | 64 000 € | 580 € |
Ces chiffres sont plus bas que les fourchettes ci-dessus, et on le sait. Deux raisons : le même artisan, recommandé par un proche, sur les quatre chantiers ; et des matériaux que nous avons achetés nous-mêmes, pour les choisir et avoir de meilleurs prix. Ajoutez que ce sont des prix de 2020 à 2023. Ne partez pas de nos chiffres pour votre budget : partez des fourchettes, et ramenez-les à vos devis.
Pour le T4, on a gardé le détail du devis de l’artisan. C’est la meilleure façon de comprendre où part l’argent :
| Poste (main d’œuvre) | Montant | Au m² |
|---|---|---|
| Démolition (cuisine, deux salles de bains, cloisons, sols, évacuation) | 2 985 € | 27 € |
| Maçonnerie : nouvelles cloisons, environ 12 mètres | 4 255 € | 39 € |
| Menuiserie : 6 portes intérieures | 2 250 € | 20 € |
| Plâtrerie : faux plafonds | 2 750 € | 25 € |
| Ragréage des sols | 855 € | 8 € |
| Plomberie refaite à neuf, baignoire, douche, vasques, cuisine | 5 550 € | 50 € |
| Carrelage : 11 m² de sols, 40 m² de murs | 5 350 € | 49 € |
| Peinture sur 110 m², papier peint sur deux pans | 12 950 € | 118 € |
| Électricité refaite à neuf, tableau, prises, spots | 6 850 € | 62 € |
| Parquet flottant : 95 m², sous-couche, plinthes | 2 700 € | 25 € |
| Total main d’œuvre | 46 495 € | 423 € |
À cela s’ajoutent les fenêtres, toutes remplacées par de l’aluminium à rupture de pont thermique et du double vitrage, pose comprise : 9 135 €. Et le reste de l’enveloppe, environ 8 400 €, est parti dans les matériaux : cuisine, carrelage, parquet. Total : 64 000 €, soit environ 580 € le m² pour une rénovation quasi complète.
Ce qu’on en a vécu
La peinture surprend : 12 950 €, c’est plus d’un quart de la main d’œuvre. Mais ce sont 110 m² de murs et de plafonds, avec du papier peint sur deux pans. À l’inverse, l’électricité est restée sous la fourchette habituelle, à 62 € le m². Retenez que le bon réflexe n’est pas de comparer un total à un autre, mais de vérifier que chaque ligne existe dans votre budget.
Lire le dossier : le budget travaux de notre 4e résidence principale
TVA : 5,5 %, 10 % ou 20 %
La TVA pèse entre 5,5 et 20 % de la facture, et le taux dépend de la nature des travaux. Les règles actuelles, résumées sur le site de l’administration :
| Taux | Quand |
|---|---|
| 5,5 % | Travaux d’amélioration de la qualité énergétique (isolation, pompe à chaleur, certains équipements), dans un logement achevé depuis plus de deux ans |
| 10 % | Autres travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement ou d’entretien dans un logement achevé depuis plus de deux ans : électricité, plomberie, sols, peinture, cuisine… |
| 20 % | Logement de moins de deux ans, agrandissement de plus de 10 % de la surface, remise à neuf de plus de la moitié du gros œuvre ou des trois quarts du second œuvre, et matériaux achetés sans pose |
Deux choses à savoir. D’abord, depuis le 1er mars 2025, plus besoin de remettre une attestation à l’artisan : il suffit d’une mention sur le devis ou la facture qui certifie que les conditions sont remplies. Ensuite, le taux réduit ne vaut que si l’artisan fournit et pose. Si vous achetez vous-même le carrelage en magasin, vous payez 20 % sur le carrelage, et seule la pose est au taux réduit.
Quand vous comparez « je fournis » et « l’artisan fournit », faites donc le calcul avec la bonne TVA. L’écart est souvent plus faible qu’il n’y paraît, et l’artisan qui fournit assume aussi le matériel défectueux. Nous, on a acheté nos matériaux nous-mêmes, pour choisir les références et avoir de meilleurs prix. Mais ça prend du temps : des allers-retours au magasin, des livraisons à réceptionner.
Ce qu’on oublie presque toujours
Les devis chiffrent les travaux. Ils ne chiffrent pas tout ce qui va autour. Voilà la liste de ce qu’on a vu manquer, chez nous ou chez d’autres :
- L’évacuation des gravats et la benne, parfois comprises, parfois non.
- La protection des parties communes, et un éventuel stationnement pour le camion.
- Les petites fournitures : joints, colle, plinthes, visserie. À peine 1 ou 2 % chacune, mais cumulées sur dix lignes…
- L’électroménager et les luminaires, qu’on oublie quand on compte « la cuisine ».
- Le changement de serrure, la boîte aux lettres, l’interphone, le raccordement à la fibre.
- L’ameublement, si vous louez meublé : comptez 80 à 200 € par m², à chiffrer à part.
- Les diagnostics et mesures complémentaires, quand le chantier révèle un problème.
- Votre assurance : prévenez votre assureur avant le chantier, pour un logement qui n’est pas encore habité.
- Le temps. On a compté une quinzaine de déplacements par studio, et jusqu’à dix passages à Leroy Merlin. Le temps n’a pas de ligne sur le devis, mais il a un coût.
La marge pour imprévus
Dans l’ancien, un chantier réserve toujours une surprise : un mur qui n’est pas droit, une colonne d’eau à changer, une installation électrique pire que prévu, un plancher à reprendre. Ajoutez systématiquement une marge.
Budget à prévoir = surface × prix au m² du niveau de rénovation + 10 à 20 % d’imprévus
10 % suffisent pour un rafraîchissement dans un logement sain. Prévoyez 15 à 20 % dès qu’on touche à la plomberie, à l’électricité ou aux murs, ou si le logement n’a pas été rénové depuis trente ans. Plus le bien est ancien et moins vous avez pu le visiter à fond, plus la marge doit être haute.
Les imprévus viennent surtout de quatre sources : ce qu’on découvre en ouvrant (réseaux, humidité, planchers), les modifications de dernière minute (on décide de changer la cuisine de place), le prix des matériaux qui bouge entre le devis et la commande, et les retards, qui décalent les derniers corps de métier. Les trois premiers se couvrent par la marge. Le quatrième, par la patience.
Gardez cette marge de côté, séparée de votre budget de base. Si elle ne sert pas, c’est une très bonne nouvelle, et c’est de l’épargne.
Financer les travaux
Plusieurs options existent pour payer le chantier, avec des conséquences différentes sur votre budget :
- L’apport. Simple, mais il consomme votre matelas de sécurité, qu’on a vu au module 2 du rez-de-chaussée. Ne descendez pas en dessous.
- Le prêt immobilier élargi. Beaucoup de banques acceptent de financer l’achat et les travaux dans un même prêt, les fonds étant débloqués sur devis ou factures. Demandez-le dès le dossier. On en parle au module crédit.
- Un différé de remboursement. Le temps du chantier, vous ne payez que les intérêts, et vous commencez à rembourser le capital à la mise en location.
- Un crédit travaux. Plus souple, mais plus cher qu’un prêt immobilier : à réserver aux montants modestes.
- Les aides et l’éco-PTZ. Elles ne concernent que la rénovation énergétique, et elles ont leur module dédié au 2e étage. En attendant, retenez qu’elles se demandent avant de lancer le chantier.
Dans tous les cas, ajoutez au coût du chantier le coût de ce qu’il retarde : les loyers que vous ne touchez pas. Trois mois de travaux sur un T2 loué 800 €, c’est 2 400 € qui ne rentrent pas.
Intégrer les travaux au prix d’achat
Le budget travaux ne s’ajoute pas à votre projet, il en fait partie. On l’a vu au module Négocier le prix : votre prix plafond, c’est votre budget total, moins les travaux, divisé par 1,08 pour les frais de notaire. Exemple : avec 220 000 € de budget et 30 000 € de travaux, vous ne pouvez pas dépasser environ 176 000 € pour le bien.
C’est aussi un argument de négociation, et pas le plus petit. Un vendeur peut difficilement prétendre que son prix est le bon quand vous lui montrez, devis à l’appui, 40 000 € de travaux nécessaires. On l’a fait pour notre 4e résidence principale : après une première offre à 650 000 € puis une deuxième à 660 000 €, notre offre finale à 680 000 € était appuyée d’un devis de travaux, avec le budget qui ne nous laissait pas aller plus loin. Elle a été acceptée. On en parle plus en détail au module Offre d’achat et compromis.
La rentabilité après travaux
Enfin, un point que les annonces ne disent jamais : la rentabilité d’un bien à rénover se calcule sur le coût total, pas sur le prix affiché. On l’a vu au module sur la rentabilité, la formule est simple.
Rentabilité brute = loyers annuels ÷ (prix + frais de notaire + travaux)
Prenons un T2 acheté 150 000 €, avec 12 000 € de frais de notaire et 25 000 € de travaux, loué 800 € par mois, soit 9 600 € par an. Sur le prix seul, on affiche 6,4 %. Sur le coût réel de 187 000 €, la rentabilité brute tombe à 5,1 %. Rien n’a changé dans le bien, mais le chiffre qui compte est le second.
Cela vaut aussi dans l’autre sens : un bien un peu cher, mais qui n’a besoin d’aucun travaux, peut être une meilleure affaire qu’un bien à 20 000 € de moins qui demande 40 000 € de chantier. Chiffrez toujours les deux avant de choisir.
Entrez la surface, choisissez un point de départ, ajustez les postes : le simulateur vous donne la fourchette de votre budget travaux, avec la répartition poste par poste et la marge pour imprévus.
Pour aller plus loin
- Achat 1er immobilier locatif : les travaux, devis à l’appui
- Achat 2e immobilier locatif : les travaux et la mise en location
- Achat 3e résidence principale : cinq mois de travaux
- Achat 4e résidence principale : 64 000 € de travaux, poste par poste
- La Maison Saint-Gobain : prix d’une rénovation
- Économie.gouv : le taux réduit de TVA sur les travaux